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Angkor Thom
Angkor thom : La " Grande
ville ". Quadrilatère de près de 9km2 entouré
d'un mur d'enceinte peu épais et en latérite de
7m de hauteur, doublé sur toute sa longueur d'un glacis
de 80m de largeur moyenne à la base, que surmonte un chemin
de ronde praticable . A chacun des quatres cotés de la
ville, les points cardinaux sont marqués par des portes
d'entrées dont les tours à visage annoncent le traitement
architectural de celles du Bayon et qui sont précédées
par des chaussées-digues permettant le franchissement des
douves, encadré de grands Naga. Quatre petits temples disposés
aux quatres angles de la ville sur le chemin de ronde vient terminer
cet ensemble. Au centre de la ville se trouve le temple montagne
du Bayon d'où quatre rues droites s'échappent dans
les quatres directions cardinales, se déployant sur plus
de 1500m en découpant l'espace urbain en quatre quadrants
égaux et venant rejoindre le mur d'enceinte aux niveaux
des portes. C'est à l'intérieur de ces quadrants
que la vie quotidienne s'organisait et que résidaient les
différentes communautées qui la constituaient. Si
la réalisation d'Angkor Thom est originale, sa conception
n'est pas celle d'une ville neuve puisqu'elle englobe une série
de monument plus anciens : le phimeanakas, palais royal et ses
terrases, les Prasat Suor Prat, douzes temples de latérites,
et surtout le temple montagne du Baphuon.
Bayon : Fait unique dans l'architecture Khmer ce temple montagne
situé au cur d'Angkor Thom, est de plan circulaire. La
pyramide comporte trois niveaux. Le premier est ceint d'une galerie
comportant une série de bas reliefs se rapportant à
la vie de Jayavarman VII : batailles du début de son règne,
vie quotidienne du peuple Khmer. Le deuxième étage
comporte également une galerie à bas-reliefs qui
eux se rapportent à des thèmes hindous ce qui peux
surprendre dans un temple bouddhique. Au terme d'un cheminement
dans ces galeries et passages étroits, permettant de s'élever
jusqu'au troisième étage, la terrase supérieur
offre le spectacle d'une multiplicitée de visages monumentaux
souriants aux quatres orients, regardant dans toutes les directions
et scruptant le visiteur. A ce niveau, l'espace ouvert participe
au sentiment de paix et d'éternité que le visiteur
aura en entrant dans ce domaine des Dieux.
Baphuon : Monument ayant un corp principal daté du XI°s
et des structures implantées le long de son axe oriental
du XIII°s au XV°s. Il constitue sans doute la plus grande
entreprise de réemploi réalisée sur un monument
angkorien : la face ouest de la pyramide fut décorée
d'une image de Bouddha d'une hauteur de 6m en contrepartie d'une
démollition partielle des structures architecturales originelles.
L'envahissement de la végétation, l'apparition de
désordres dans la maçonneries et des pluies diluviennes
en 1952 provoquèrent divers éboulements qui eurent
raison d'une grande partie de monument. Dès la fin des
années cinquante, l'anastylose complète des trois
étages fut décidée mais ne pourra être
réellement terminée que vers 2004.
Terrases Royales : Ces hautes plates formes dont les parements
en grès sont entièrement ornés de bas-reliefs,
étaient autrefois les soubassements d'une succession de
galeries et de pavillons en bois recouvert de tuiles. Ces terrases
bordaient ainsi la place royale où se tenaient de nombreuses
festivitées mensuelles : feux d'artifices, danses, combats
d'animeaux, courses de chars, tirs à l'arc et un spectacle
" on l'on jette la balle " d'après les récits
de Zhou Daguan. Peut-être était-ce le jeux de polo
représenté sur deux vaste reliefs du perron nord
de la terrasse des éléphants ?
Terrasse du roi lépreux : Plateforme cruciforme, haute
de 6m et dont les murs de soutènement sont richement sculptés
de 7 registres superposés de divinités en haut-relief,
représentant les 7 niveaux du mont Méru. En fait
cette terrasse n'en est pas une, pas plus que le roi lépreux
n'était lépreux ni même roi: la fameuse statue
qui s'y trouvait et qui a donné son nom à cette
terrasse a été identifiée comme étant
celle de Yama, le juge suprème. Quand aux traces de lèpre,
elle se réduisaient aux extrémités des doigts
cassées et à des taches de lichens(Christophe Pottier,
restaurateur des terrasses).
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