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En réaction aux
changements religieux
imposés par Jayavarman
VII notament l'adoption
du bouddhisme Mahâyâna (GrandVéhicule),
une vive réaction se
manifesta peu de temps
après son règne,
entrainant la
suppréssion de milliers
de représentations du
Bouddha, en particulier
à Angkor.
Ce retour aux valeurs
religieuses
traditionnelles fut
suivi d'un changement
culturel encore plus
important dans la
deuxième moitié du
XIII°s et au cours du
XIV°s : l'adoption
progressive du
bouddhisme theravâda,
d'origine sanskri,
(Petit Véhicule) plus
humain et humble que les
religions
aristocratiques
qu'étaient l'hindouisme
et le bouddhisme
mahâyâna. Dans le même
temps, les Thaïs se
libérèrent
progressivement de la
suzeraineté Khmère et
devant la multiplication
de leurs agressions -
Angkor fut prise
plusieurs fois - la
capitale devint plus
méridionale et moins
exposée. Les royautés
successives quittèrent
Angkor et s'établirent
en différentes places
avant que Phnom Penh ne
soit définitivement
choisie pour capitale en
1867.
Aucun monument ne fut
édifié après le XIII°s,
pourtant, à l'opposé des
sanctuaires de la
période angkorienne, qui
abritaient des images
sacrées et n'étaient
visibles qu'à une petite
élite, des sanctuaires
theravadins furent
édifiés sur d'anciens
lieux de cultes : la
structure plus large et
plus ouverte
correspondant mieux au
principe populiste de ce
bouddhisme. La
production
architecturale et la
statuaire virent le bois
remplacer la pierre,
l'image du Bouddha se
substituer aux anciennes
divinités et le style du
Bayon graduellement
influencé par celui du
Siam. |